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La Chine au présent célèbre le patrimoine immatériel avec une rencontre immersive au cœur de Beijing

2026-03-23 17:39:00 Source: La Chine au présent Auteur:
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Le 20 mars 2026, jour de l’équinoxe de printemps, le Musée du patrimoine culturel immatériel de La Chine au présent de Sanlitun, à Beijing, a accueilli un événement culturel intitulé « Rendez-vous à l’équinoxe de printemps : dialogue entre le patrimoine culturel immatériel et le monde ». En cette saison où le jour et la nuit s’égalisent, où la température se fait douce et où l’espoir renaît, plus de cinquante invités – diplomates étrangers, grands maîtres du patrimoine culturel immatériel chinois, artistes, spécialistes en culture, chercheurs et professionnels des médias – se sont réunis pour échanger autour d’une expérience interculturelle riche, à travers la création d’œuvres artisanales, des présentations de projets et des ateliers. L’événement a été organisé par le Centre de communication pour l’Europe occidentale et l’Afrique (La Chine au présent) du Groupe de communication internationale de Chine (CICG), avec la présence de sa directrice Zhao Lijun. La modération a été assurée conjointement par He An, secrétaire général du Haohan Think Tank, et Ye Xinxin, experte arabophone du Centre de communication pour l’Europe occidentale et l’Afrique.

Le spectacle Gala nocturne du palais des Tang

Gala nocturne du palais des Tang : éclat ancien, résonance moderne

Un spectacle intitulé Gala nocturne du palais des Tang a d’abord transporté l’assistance dans une ambiance d’une élégance classique. Vêtus de costumes typiques de la dynastie des Tang (618-907), les danseurs ont recréé par leurs mouvements gracieux des scènes de banquets de la cour des Tang, plongeant les spectateurs dans la splendeur d’une époque prospère vieille de plus de mille ans. Ce programme a non seulement mis en lumière la magnificence de la culture de cour chinoise antique, mais a également instauré une atmosphère propice aux démonstrations du patrimoine culturel immatériel qui ont suivi.

Par la suite, Liao Yingjia, secrétaire générale adjointe de la division de la culture traditionnelle de la Fédération chinoise pour la promotion de la culture, a présenté au public chinois et international, à l’aide d’une série d’images historiques, l’évolution de la tenue vestimentaire traditionnelle chinoise ainsi que sa signification culturelle.

Luo Ziqing explique les caractéristiques du thé Buyi Xianzi.

Parfum du thé : le savoir-faire minutieux de la fondatrice du thé Buyi Xianzi

Puis, Luo Ziqing, fondatrice du thé « Buyi Xianzi » (Fée Buyi) originaire du Guizhou et porteuse de la culture du thé de l’ethnie Buyi, a présenté sur place l’art de préparer ce thé et a invité les convives à le déguster, une initiative chaleureusement appréciée par l’assistance chinoise et étrangère.

Depuis de nombreuses années, Luo Ziqing s’emploie à redécouvrir et à restaurer les techniques artisanales ancestrales de fabrication du thé. Elle a transformé une plantation écologique située au cœur des montagnes du Guizhou en un centre de transmission du patrimoine culturel immatériel, alliant culture, transformation et expérience. Selon elle, le thé n’est pas qu’une simple boisson, c’est aussi une philosophie de vie. Elle souhaite, à travers l’art du thé, faire découvrir au monde la poésie des paysages chinois et le savoir-faire qui l’accompagne.

Meng Xi partage son expérience de la transmission de la médecine chinoise en tant que patrimoine immatériel.

Guqin et médecine chinoise : la sagesse du vivant dans le patrimoine culturel immatériel

Vêtu d’une tenue traditionnelle, Meng Xi, transmetteur de la sixième génération de la médecine chinoise Yunbaotang, a joué du guqin tout en s’exprimant. Il a associé avec brio les cinq notes du guqin à la théorie des cinq organes de la médecine chinoise, partageant ainsi la sagesse ancestrale selon laquelle « la musique est un remède ».

Les accents mélodieux du guqin ont plongé l’assistance dans une profonde sérénité. Selon Meng Xi, le guqin n’est pas seulement un instrument de musique, mais aussi un outil de cultivation spirituelle, en parfaite résonance avec le principe de la médecine chinoise qui consiste à « prévenir la maladie avant qu’elle n’apparaisse ». Tous deux incarnent la quête de l’harmonie du vivant au cœur de la culture chinoise.

Hu Xin présente ses réinterprétations contemporaines du mobilier à tenons-mortaises.

Artisanat du meuble : une réinterprétation contemporaine des savoir-faire immatériels

Hu Xin, fondatrice et designer en chef de Weijia Home, a partagé avec l’assistance ses recherches et ses pratiques autour du thème « Transmission et innovation du patrimoine culturel immatériel dans le mobilier chinois », expliquant comment elle intègre des techniques traditionnelles dans ses créations de mobilier contemporain. Les structures à tenons-mortaises, les techniques de sculpture et la laque traditionnelle que l’on trouve dans le mobilier classique chinois constituent autant de précieux héritages culturels immatériels. Elle a dirigé son équipe dans une étude approfondie de l’esthétique des lignes et de l’élégance épurée du mobilier classique, puis a réinterprété et recomposé ces éléments emblématiques pour concevoir, en phase avec les modes de vie contemporains, des œuvres qui allient la grâce orientale aux exigences esthétiques d’aujourd’hui.

Hu Xin a présenté sur place une table basse contemporaine réalisée selon la technique traditionnelle d’assemblage à tenons-mortaises. D’une structure ingénieuse et d’une élégance raffinée, elle a suscité l’admiration des invités.

Céramique en majesté : des maîtres conjuguent leur talent pour l’éternité de la terre

Lors du volet consacré à la céramique, plusieurs artistes céramistes sont apparus ensemble sur scène, portant l’ambiance de l’événement à son paroxysme. La céramique est l’art du feu et de la terre, tandis que la calligraphie et la peinture insufflent une âme à la porcelaine. M. Ma Shuoshan, artiste de première classe au Musée national de Chine et peintre renommé, est monté le premier sur scène. Après avoir partagé sa démarche consistant à intégrer l’art traditionnel de la calligraphie et de la peinture à la céramique, il a réalisé une œuvre sur une assiette en porcelaine, sous les yeux de l’assistance. D’un pinceau empreint de vivacité, il a suscité une vive admiration.

Ma Shuoshan partage sa vision de la transmission de l’art céramique pictural.

Gong Yuhui, maître de la céramique, a présenté plusieurs de ses œuvres personnelles, illustrant ainsi l’harmonie parfaite entre les techniques traditionnelles et l’esthétique contemporaine. Il a également retracé pour l’assistance le fil conducteur millénaire allant des poteries colorées de Yangshao aux porcelaines bleu et blanc de Jingdezhen, analysant la place unique qu’occupe la céramique chinoise dans l’histoire de la civilisation mondiale.

Gong Yuhui présente un aperçu de l’histoire millénaire de la céramique.

Un autre maître de la céramique, Deng Li, qui a effectué de nombreux échanges à l’étranger, a souligné combien les différentes civilisations possèdent chacune leur compréhension singulière de la céramique. Il a invité sur place deux jeunes transmetteurs à peindre avec lui un vase en porcelaine, illustrant ainsi la transmission et l’innovation des savoir-faire. Selon lui, la céramique chinoise doit, tout en restant fidèle à ses traditions, s’ouvrir activement aux influences extérieures afin de donner une nouvelle vie à cet art ancestral.

Deng Li partage ses réflexions sur les techniques céramiques chinoises et étrangères.

Cet événement a non seulement présenté au public chinois et international la diversité et la vitalité du patrimoine culturel immatériel chinois, mais a également offert une plateforme chaleureuse et profonde pour les échanges culturels entre la Chine et l’étranger. Sous la douce lumière de l’équinoxe de printemps, les graines du patrimoine immatériel commencent à germer dans le cœur d’un nombre croissant de personnes.

Comme l’a souligné Li Wuzhou, directeur adjoint du Centre de communication pour l’Europe occidentale et l’Afrique du CICG, lors de son discours d’ouverture, le patrimoine culturel immatériel constitue un trésor spirituel commun de l’humanité. La Chine possède des ressources abondantes en la matière, et le Centre de communication pour l’Europe occidentale et l’Afrique du CICG s’emploie depuis longtemps à raconter au monde, à travers des récits en plusieurs langues et sur diverses plateformes, les histoires du patrimoine immatériel chinois. Il a souligné que cette activité de découverte réunissait de nombreux transmetteurs et artistes précisément pour permettre au monde de ressentir de manière plus authentique, par le biais d’échanges en face à face, la chaleur et le rayonnement du patrimoine immatériel chinois.

De nombreux invités étrangers ont également exprimé sur place leur vive appréciation du patrimoine culturel immatériel chinois, et ont émis le souhait de voir se multiplier à l’avenir ce type d’expériences et d’échanges, afin de favoriser des échanges bilatéraux entre la Chine et le monde.

Photo de groupe des invités

Le Musée du patrimoine culturel immatériel et le Salon de La Chine au présent sont des projets phares dédiés aux échanges culturels entre la Chine et l’étranger, lancés par le Centre de communication pour l’Europe occidentale et l’Afrique du CICG en s’appuyant sur plus de soixante-dix ans d’expérience en matière de communication internationale du magazine La Chine au présent. Le Salon de La Chine au présent, inscrit au programme national « Mille voiles prennent le large » coordonné par six ministères, a déjà été inauguré dans plusieurs villes telles que Le Caire (Égypte), Madrid (Espagne), Jingdezhen, Macao, Shenyang et Beijing, constituant autant de vitrines thématiques sur la Chine couvrant le monde. Le Musée du patrimoine culturel immatériel de La Chine au présent est quant à lui un projet visant à promouvoir le patrimoine immatériel chinois à l’international et à soutenir le rayonnement de la culture chinoise à l’étranger. Il a été présenté avec succès lors de deux éditions consécutives du Salon international du livre d’Abou Dabi aux Émirats arabes unis, et a organisé à plusieurs reprises en Chine et à l’étranger des expositions d’œuvres d’art céramique dans le cadre de l’initiative « Le patrimoine immatériel chinois voyage dans le monde ». Ces deux espaces ne sont pas de simples lieux d’exposition statiques, mais constituent une plateforme novatrice pour la diffusion internationale du patrimoine immatériel, alliant expositions, démonstrations de savoir-faire par des maîtres artisans, dialogues interculturels, éducation du public et expériences numériques.

Le lieu d’accueil de cet événement, le Musée du patrimoine culturel immatériel et le Salon de La Chine au présent de Sanlitun, à Beijing, constitue un nouveau repère culturel officiellement inauguré le 23 décembre 2025, créé conjointement par le Centre de communication pour l’Europe occidentale et l’Afrique du CICG, le comité de travail du quartier Sanlitun et le bureau exécutif de Sanlitun. Depuis son inauguration, ce double espace a accueilli de nombreuses activités d’échanges culturels sino-étrangers, en mobilisant de manière continue les ambassades et consulats présents dans le quartier, les organisations internationales ainsi que les acteurs créatifs et culturels. À travers des salons du livre internationaux, des expositions thématiques, des dialogues entre patrimoines immatériels chinois et étrangers, des galeries numériques en ligne et d’autres formes variées, il mène des échanges culturels réguliers, insufflant une nouvelle vitalité au patrimoine immatériel dans la vie contemporaine. Il contribue ainsi à l’initiative mondiale pour la civilisation et à la promotion des échanges et de l’enrichissement mutuel entre civilisations en offrant un « modèle de Beijing ».

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