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Ningbo symbolise la magie des échanges sino-français

2025-12-07 13:59:00 Source: La Chine au présent Auteur: ZHANG XINRUI*
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Les échanges humains et culturels entre la Chine et la France sont de plus en plus fréquents, à l’exemple de Ningbo, qui se rapproche de nombreuses villes françaises à travers des interactions artistiques, des expositions et d’autres activités culturelles.

Des enseignants et étudiants français participent à un séjour d’études à Ningbo. (Photo : Yongpai)

Le 5 décembre, un groupe de douze élèves et enseignants du Lycée Renan de Saint Brieuc, a terminé un séjour d’études de dix jours. Par ailleurs, le Musée des beaux-arts de Ningbo a annoncé sa troisième résidence artistique de 2025. Ce sera  l’artiste français Hugo Terracol qui s’y installera pour présenter une série de créations artistiques ancrées dans le territoire.

Les échanges culturels et humains ont toujours été à l’honneur dans les relations sino-françaises. Dans tous les  coins des rues, dans les espaces artistiques et culturels de Ningbo, on peut rencontrer à tout moment des touches élégantes et romantiques d’inspiration française. Paris, Rouen, Nice… En France, l’univers naturel et culturel de Ningbo entre également dans le champ de vision et dans le cœur des Français, au fil des dialogues, expositions et représentations.

L’année 2025 a marqué l’entrée des relations sino-françaises dans un nouveau cycle de soixante ans, ainsi que le 35ᵉanniversaire du jumelage entre Ningbo et Rouen. « Quand deux cœurs se comprennent, aucune distance ne saurait les séparer. » Au-delà des montagnes et des mers, cette connaissance mutuelle se transforme, à travers des échanges culturels toujours renouvelés, en une amitié profonde et durable.

Rencontre autour de « Notre-Dame de Paris » à Ningbo. (Photo : Yongpai)

En avril dernier, pour l’ouverture de la Saison des arts dramatiques de Ningbo 2025, la version originale en français de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » a été présentée cinq fois en quatre jours au Grand Théâtre de la Place culturelle de Ningbo, suscitant un engouement tel qu’il était difficile d’obtenir une place. À chaque finale, lorsque résonnait le grand thème classique « Le Temps des Cathédrales », le public entier se lève spontanément. Les voix, claires et chargées d’émotion, se rejoignent alors dans un grand chœur avec les artistes sur scène.

En octobre, c’est le célèbre théâtre du Louvre-Lens qui a accueilli une prestation éblouissante de la troupe d’opéra Yue « Xiao Baihua » de Ningbo. À l’issue de la représentation, la directrice du Louvre-Lens, Régine Brice, s’est montrée extrêmement émue. Elle avait apprécié « Le Rêve dans le pavillon rouge », mais ne pensais pas qu’un jour, elle pourrait mieux comprendre ce classique chinois à travers la forme artistique de l’opéra Yue.

« La Chine et la France sont toutes deux de grandes puissances culturelles ; les deux parties doivent accélérer leur  rencontre mutuelle en matière d’échanges humains […] Il faut renforcer les échanges culturels et promouvoir l’amitié entre les peuples ». Lors de son entretien à Paris avec le Président français Emmanuel Macron en mai 2024, puis lors de leur entretien téléphonique en mai 2025, le Président chinois Xi Jinping avait souligné à plusieurs reprises l’importance du dialogue culturel.

Une profondeur culturelle solide constitue le socle de cette admiration mutuelle. Depuis longtemps en effet, fondées sur une reconnaissance profonde des valeurs culturelles traditionnelles, Ningbo et plusieurs villes françaises ne cessent, par des représentations d’œuvres classiques, des expositions d’art de haut niveau et d’autres formes d’échanges, « de chercher une inspiration dans l’histoire et la culture  », se rapprochant et construisant des ponts. De l’exposition « La beauté du hasard : Céramique céladon de Yue par Shi Zhen » de Ningbo et présentée à Rouen, à la présentation au Musée Tianyige des manuscrits et éditions rares de Flaubert , en passant par la chorégraphie « Dix lieues de parure rouge : Rêves de jeunes filles » et le concert « Céramique céladon de Yue » dans plusieurs villes françaises et la venue à Ningbo de l’Orchestre symphonique des jeunes de Rouen et d’un ensemble de jazz, ces échanges constants tissent un lien culturel de plus en plus solide. Comme l’a dit le pianiste français Thomas Puissochet : « Jouer à Ningbo, c’est comme retrouver de vieux amis. Nous nous réunissons par amour pour l’art, et nous échangeons librement, sans aucune barrière. »

« Je te remercie sincèrement pour l’attention bienveillante que tu m’as portée… Ce qui m’a rendu le plus heureux, c’est que tu m’aies vue chanter sur scène. Ce soir-là, c’est pour toi que j’ai chanté. Peut-être nous reverrons-nous très bientôt ! Le monde est toujours plein d’imprévus… » À l’issue des représentations de « Notre-Dame de Paris » à Ningbo, une lettre manuscrite de remerciement envoyée par l’un des membres de la troupe a laissé un « petit cadeau » plein de douceur au terme de cette tournée. Pendant la tournée, Feng Yingchao, spécialiste de rééducation sportive à Ningbo, avait mis sa bienveillance et son savoir-faire au service de Thomas Bronzini, l’interprète de Frollo, l’aidant à se remettre de ses blessures. De cette expérience est née une amitié entre les deux.

Chaque échange culturel capable de toucher les cœurs constitue souvent le point de départ d’une relation chaleureuse. « En 1987, je suis arrivé à Ningbo pour la première fois en tant que représentant de la ville de Rouen. C’est ainsi qu’a commencé près de quarante ans d’amitié entre nos deux villes. » Vincent Lemarchand, citoyen d’honneur de Ningbo et président du Comité d’amitié Rouen–Ningbo, aime rappeler dans les interviews comment il a découvert et aimé la ville de Ningbo.

Vincent Lemarchand (Photo : Yongpai)

En tant que vieil ami de Ningbo, Vincent Lemarchand revient deux à trois fois par an dans la ville depuis trente ans. Tout en observant le formidable dynamisme de son développement, il n’a cessé de jouer un rôle de passerelle dans les domaines de l’éducation, de la santé ou encore des arts, afin de favoriser la coopération amicale entre les deux villes. « Tianyige, le temple Tiantong, le centre financier… voilà autant de caractéristiques de Ningbo que je ne manque jamais de présenter à mes amis français », confie-t-il.

Et Vincent Lemarchand est loin d’être le seul Français à  avoir fait de Ningbo sa seconde patrie. À l’occasion du 60ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France en 2024, une jeune Française s’enthousiasmait lors du Salon sino-français de l’amitié à Ningbo : « Je ne suis qu’une Française ordinaire, comme chacun, j’essaie simplement de poursuivre mon bonheur au quotidien. » La France est son pays natal, mais Ningbo est devenue pour elle une seconde terre natale. Elle y a trouvé l’amour, l’amitié, un sentiment d’appartenance et de la chaleur humaine.

Le dialogue des  civilisations permet aussi de rapprocher les cœurs. La construction du Jardin de l’amitié de Ningbo à Rouen est désormais dans sa phase finale. Le jardin, comme l’homologue français du Jardin de l’amitié sino-française à Ningbo, présentera lui aussi, à l’autre extrémité du continent eurasiatique, un paysage imprégné d’une élégante atmosphère orientale.

Il y a quelques années, les maires de Ningbo et de Rouen avaient échangé des lettres pour proposer la création conjointe d’un Jardin de l’amitié. À Ningbo, le Jardin sino-français présente l’art des jardins à la française, avec notamment un Mur de rosiers, un Jardin Monet ou encore une fontaine. À l’image de ce jardin, le Jardin de l’amitié de Ningbo en France a été conçu selon l’esthétique des jardins traditionnels de la région du Sud du fleuve Changjiang. Au détour des allées, le camélia, fleur emblématique de Ningbo, se dresse avec élégance, tandis que les lions de pierre offerts par Ningbo à Rouen en 2000 veillent silencieusement. Les fleurs s’épanouissent et se fanent, les saisons se succèdent : ainsi va la vie, unissant les habitants des deux villes au fil du temps.

Jardin de l’amitié sino-française (Photo : Hu Longzhao)

Pour le responsable du Bureau des affaires étrangères de Ningbo, la construction de ces deux jardins incarne l’apprentissage mutuel, les échanges, la mise en commun et la fusion de cultures multiples, allant de l’art des jardins à l’esthétique architecturale.

De l’invitation faite aux spécialistes rouennais des jardins pour composer le Mur des roses dans le Jardin botanique de Ningbo, aux échanges de techniques de conservation (humidité, protection contre les nuisibles) pour les collections anciennes de Tianyige, permettant d’établir avec la bibliothèque de Rouen un mécanisme commun de protection, en passant par l’organisation de séjours de découverte approfondie de Ningbo pour des groupes de Français, l’enrichissement mutuel des civilisations a renforcé la compréhension et l’amour des deux populations pour la culture de l’autre, et rapproché leurs cœurs de manière subtile et profonde.

Et l’arrivée de l’artiste français Hugo Terracol en résidence au Musée des beaux-arts de Ningbo confère aux échanges artistiques interculturels sino-français une signification plus riche et des horizons plus vastes. Il n’est pas impossible que, dans ses futures créations, les paysages naturels singuliers et le patrimoine culturel de Ningbo prennent place comme éléments originaux de son expression plastique.

 

*ZHANG XINRUI est journaliste à YONGPAI

 

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